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2 juillet 2020 4 02 /07 /juillet /2020 06:41

 

 

 

Au creux du lit, solitude caresse du regard

le petit matin  brumeux. Des parcelles de firmament traversent le feuillage des grands arbres comme une dentelle ourlant un jupon de demoiselle.

Pas un souffle d'air. Triste est l'éveil du jour.

Il y manque  la tendresse de deux bras en corbeille autour d'un amant aimé...

 

Stupidité, sentiment suranné dans un monde robotisé. Les gens sensés dessinent dans le ciel les profils de la technologie avancée... On ne rêve plus de lune à offrir à une dulcinée. On fait la conquête de la planète pour la gloire et ses trophées. La tendresse, la poésie, la caresse d'un souffle épars sur une épaule, le petit mot salace chuchoté à l'oreille complice, le sexe que l'on effleure par intention, l'invitation d'une main baladeuse au bas des reins, une œillade coquine dans une rencontre publique.  Finis ces balivernes. Les concerts des âmes se réfugient dans l'Orient de l'utopie.

 

Se souvenant, la solitude courtise la nostalgie des moments perdus. Des heures privilégiées où l'on se fait beau dans chaque parcelle du corps pour l'offrir parfumé aux caresses orgasmiques de l'aimé.  Redessiner  le désir, la luxure, le plaisir, habitant les gestes des amants.  A l'iris de l'œil chavirer l'arabesque des criques complices des tempêtes sexuelles où l'élixir du sexe femelle s’offre à  la bouche gourmande et  au phallus triomphant. Bacchanale des dieux. Apaisés, reposer dans les odeurs mêlées de la jouissance acquise.

Il fera beau demain...

 

Demain comment trouver dans l'horizon incertain la beauté des mots d'amour.

Dire "je t'aime " dans l'instant et en confidence  réveiller l'écho du mot dans un élan de confiance...

 

Il fait peine se réveiller de rêve aussi beau. Dans ce monde on copule monsieur. Jusqu'à la volupté a pris l'exil. Sans préambule, on se décharge d'un trop plein amassé entre deux rendez-vous sérieux où l'on éparpille salive et sème temps précieux jusqu'à épuisement.

On refait le monde de moult façons. L'un se ment, l'autre se leurre. On se gargarise de mots creux en atteignant l'orgasme des joutes verbales.

 

La musique, la poésie, la tendresse, la sensualité d'un soleil épousant une fin de jour dans le tangage sensuel de la mer, c'est pour les chômeurs de plan d'avenir...

D'avenir dis-tu ? Il suffit du souffle asséchant d'un virus et tombent ces châteaux de cartes issues de tant de nuits de veille, de sueur et de larmes...

Que d'accouchements stériles.  Ne reste vivant que  l'amour. Puisez-y, c'est gratuit dans l'instant.

 

Il fait beau dans le petit matin brumeux si on est deux à s'aimer.

 

©Marie Alice Théard

 

 


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8 juillet 2017 6 08 /07 /juillet /2017 06:38
©Tableau de Rody Sanon

 

 

 
 
Une étrange nouvelle s’ébruite, encore une amie sacrifiée sur l’autel de l’imbécillité. Les chants venant de la colline peu avant l’aube gouttent du glas des départs.
 
Ardemment hostile l’opprobre orne le quotidien. L’atteinte à la vie devient affaire banale dans un pays et l’honneur prend l’exil. Veillée amère de pleurs, de révolte, d’angoisse et de questionnement. Le temps n’a nulle intention d’apaiser notre douleur : une virginité et quelques vies envolées ce n’est que le commencement de la longue chaîne des tribulations.
 
Intellectuel, homme de la rue, amateur d’empoignade, fonctionnaire, gens de robe, enfant, vieillard, prostituée, prélat, politicien et maraudeur, l’assassinat est le fidèle partenaire ; il ne fait pas de quartier.
 
Nous visite un temps d’épreuve et de désamour. Le bonheur est en panne sèche dans le paysage de cette île où les oiseaux chantent dans les caféiers en fleurs.
 
Nos tambours ignorent-ils que nous n’avons plus la volonté du rire et vivons l’exil de l’insouciance ?
 
Aucun filtre magique ne pouvant sauver nos pas englués dans cette déchéance de l’âme. Nos parfums sont de haine et de sang versé sans aucune préférence ; dans ces voyages infâmes où l’on tue nos semblables.
 
Nos familles en deuil hurlent dans le fracas des désillusions et l’obscurité de l’incompréhension.
 
La résonnance de la fureur des tempêtes sur cette Haïti étriquée où l’on nous blesse, nous emprisonne nos joies et assassine nos valeurs.
 
Les crimes sont gratuits et l’offense téméraire.
 
Le rêve et le cauchemar se confondent dans le monde de la réalité et du sommeil. Se gangrène l’insouciance. Les prières ne montent plus et les oraisons effritent le champ de l’espoir. Le malheur trace sa route sur le rictus de déplaisir des larmes nouvelles.
 
L’écho charrie la mort quand rien ne fait plus plaisir. Dans cet univers où les jeunes n’ont que des objectifs incongrus au sein de multiples drames ; rien ne sera plus comme avant. Nos enfants héritent de nos cicatrices et de nos blâmes. L’adolescence trahie et l’innocence immolée sur l’autel de la délinquance vont-ils trouver audience salutaire à leurs stigmates indélébiles ?
 
La foule paillarde entend-elle le thrène de la vierge blessée quand toute ambulance est char de carnaval pour dépendants de la drogue et autres stupéfiants.
 
Nos enfants sont devenus les marionnettes sans défense sur la table des paris et des mises pour hors-la-loi. Qui sera le prochain crucifié au Golgotha de notre décadence.
 
Stries de boue, de bave et de blasphème servent de masques de carnaval à la foule grouillante d’avilissements et d’anathèmes. Les sous-hommes donnent le la au bal des déclassés.
 
Tous reprennent la même rengaine au festin des puants.
 
 Qui aura le courage de crier notre humiliation et notre honte à la face d’une société blasée quand la réflexion et l’entraide ont pris la fuite devant l’égocentrisme et la bêtise.
 
Sur le drapeau le palmiste contemple d’un air chagrin la force tournant dos à l’union ? Où sont donc endormies les âmes vaillantes des dignes chevaliers défenseurs de l’honneur et de la dignité.
 
Les fils de nos enfants vont-ils trouver l’émollient qui apaise les rancoeurs et sauve la mise au futur pour que revienne le temps des folles amours d’antan et des nobles sentiments.
 
©Marie Alice Théard
 
 

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17 mai 2016 2 17 /05 /mai /2016 06:48
Ma mémoire des raisins marins raisins de mer - Marie Alice Théard
 
 
 
 
Un ami est venu réveiller les parfums de ma fin d’adolescence
Par l’image d’un bouquet de raisins marins raisins de mer
Dans la mémoire de mes souvenirs d’automne rares et précieux
Se trouvent les beaux sentiers d’amour de l’âge des aventures folles
Dans ces mondes de brassage d’adolescents aux intrépides escapades
Robes de cotonnade, culottes courtes, espadrilles et sandales de corde                       
Cheveux décoiffés, on se conte fleurettes
Dans  les lieux de hasard ou la chance fait son ancrage
Au cours de nos voyages fabuleux
Parsemés d’émotions pures
Les morsures de l’injustice et des déceptions
Ne  pouvant briser l’élan des réussites liées
Au courant des jours
Acteurs étourdis sur la scène 
De nos jubilations et de nos jouissances
Nous appelons de nos vœux
Les légendes que nous prenons pour des vérités
Je revois les plaisirs innocents
Que l’on croit interdits
Sentant sur nos papilles la délectation
De la douceur acre des raisins marins
Raisins de mer aux longues grappes vertes
Coulissant le long des branches aux larges feuilles
Marbrées par les perles cristallines des pluies d’été
Tout est beauté dans la nature sauvage
Auréolant la béance de la mer étale
Toile de fond des agréables moments
Ou l’horizon se pare de nos illusions
Et semble attendre impatiemment les marques de nos pas métissés
Cascadant à la recherche de nos rêves nichés au bout du temps
Tous poètes de nos mots d’amour suggérés par nos sens en fusion
Assujettis à nos seuls battements de cœur et notre imaginaire
Mêlant des serments pour la vie, caprices et inconstances
Les heures glissant sur l’écho excentrique de nos prouesses nouvelles
Effleurent de leurs audaces nos corps épanouis
D’impatiences entretenues
Les filles sont belles et font tout pour séduire
Les hommes sont d’intrépides conquérants de croisades de tendresse
D’amitié et de passions effrontées
Quand perdant les voiles
Nous plongeons dans les débordements de nos délires
Voyageurs maladroits et insatiables d’irréels désirs  
Tissant des rimes à l’ombre des envies éphémères
Nous nous croyons les maitres du monde
Interprétant l’éveil de nos frissons pour des amours démesurées
La musique de l’air salin chante la jeunesse de nos espérances
Ignorants des affres de la vie d’adulte
Nous sommes oublieux des absences
Et de leurs tumultueuses lunaisons dans le silence de nos éclats de cœur
Dans ma saison des souvenirs
Demeure encore le parfum des raisins marins raisins de mer
 
©MARIE ALICE THEARD
14-4-16



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21 février 2016 7 21 /02 /février /2016 07:48
LES AMOURS DE NOUS – Marie Alice Théard
 
 
                              
 
L’absence retient son souffle dans les chemins ombrageux de la pénombre du petit matin
Virevoltent tes cendres  au vent de novembre qui se lamente
Au jardin tant aimé, ton voyage est léger vers l’envers du visible
Pourtant les arcs de nos couleurs sont blêmes au seuil de ce dernier adieu
Le passé se présente, enlaçant le bruissement de nos larmes
Et s’arc-boute au présent de douleurs chaviré
L’écheveau de notre histoire silhouettant la légende
Traverse les souvenirs, ravivant la complicité de nos amours d’antan
S’épanchant sur les accords du temps 
Nos états désirables et nos rêves avortés
Revivent dans cette chambre de notre hyménée
Se dessine à nouveau ton sourire imprécis près du goût de ma peau nue
Nos promesses de bonheur au creux de nos corps alanguis
Mon merveilleux amour les heures marchent 
Au loin l’ocre du matin t’entraîne vers les poussières d’étoiles 
Scintillant de l’autre coté du temps
Tu leur dis ma photo gardée si longtemps dans ton antre secret
Cette image de moi par tes soins conservée
Ton dernier aveu á mon âme froissée
Toi qui es parti sans un adieu
Comment oublier ce talisman des amours de nous
Dans mes combats du jour, c’est  un souvenir lourd à porter        
                                   
©Marie Alice Théard
14 février 2016


 
 

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23 janvier 2016 6 23 /01 /janvier /2016 08:42
POUR TOI‎ QUI T'EN VAS - Marie Alice Theard
 
 
 
 
Elles sont belles les roses que tu m'as offertes hors saison‎
Sur les flancs de la colline de Thomassin il y a si longtemps
 
Baisers esquissés, euphorie langagière nous apprivoisons nos cœurs de vingt ans
 
Hardis et téméraires, nous nous aventurons sur les voies du temps en nous aimant follement
 
Saturant l'air de nos chansons d'amour
Embellissant nos attentes jumelles
 
Alliances, fêtes, confettis, failles et repentances vont souder notre compagnonnage
Forgeant des jours  bâtisseurs d'histoires à raconter
Turbulences en cascades, notre jeunesse vacille sur l'effritement du bonheur
 
Sur les contours de l'écritoire des passions adultères
Sont suppliciés nos serments d'hyménées
‎Jusqu'au bon sens perd ses droits dans le flux orageux des océans dévastateurs‎
 
L'enfer courtise les déchirements tus et les renoncements intimes enfantent de la douleur
Le temps coule sur les écornures de l'âge
Palissent les amours ‎passionnelles
Sombrent les rancunes dans le contre-jour des rivages de sel et de sable
 
Franchissant les hasards des souvenirs endoloris
La langueur du poème est un long sanglot sur l'amertume des fruits trop tôt mûris
 
Aujourd'hui au seuil des départs
Je garde nos enfants, semences de nos délectations et gardiens de notre souffle de vie
 
Je dépose à tes pieds les pétales fanés du bouquet que tu m'as confié il y a tant d'années
Leurs fragrances entêtantes, mêlées à leur charge d'amour, malgré le passage des vents contraires, vont franchir avec toi les sentiers menant à la gloire de l'infinie bonté de Dieu
 
©Marie Alice Theard



 
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8 mars 2015 7 08 /03 /mars /2015 09:16
FEMME – Marie Alice Théard
 
 
 
Il suffit d'être femme
Mère amante ou amie
Canal du divin et
Terre natale de nos joies
D'Isis à Salomé de Marie à Fréda
De la fille de joie à l'icone pérennisée
Te chanter change la banalité en moments de bonheur délirant
De l'homme tu portes les fruits
En hommage à sa sève
Dont tu te nourris
Jusqu'au bout de la vie
Erzulie ou Marie
Tes scarifications sont estampes des lieux de passage de l'exil à l'amour
Femme que tes pas soient bénis en ce jour.
 
© Marie Alice Théard



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28 février 2015 6 28 /02 /février /2015 08:02
LA RUMEUR – Marie Alice Théard
 
 
 
Une autre lune se lève sur la rumeur
L'empuantissement de la haine fissure de sa purulence les fenêtres de nos
âmes
La douleur, l'angoisse, la révolte, la rage
se ramassent pêle-mêle pour courir la frontière
La passion et ses délires intensifient les giclures de nos joutes oratoires
Un haïtien est pendu en terre voisine
Son drapeau est mis en lambeaux
On retrace son histoire au gré des envies assassines
La discorde occupe le passage du temps
Je suis lasse de tous ces combats nous chavirant dans le désastre
Nos chemins ne conduisant qu'à des amours endolories
Nos narines jaillissant des peurs pérennes
Nos voix sifflant l'odeur de nos anathèmes
Echappés de l'enfer tous les démons préparant le cortège des veufs du bonheur
Qu'avons nous fait à Dieu pour  hériter de l'île de tous les sacrilèges
Pars en paix mon frère
Le paradis est ailleurs
 
© Marie Alice Théard



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15 février 2015 7 15 /02 /février /2015 08:41
La Saint Valentin – Marie Alice Théard
© Photo J. Dornac
 
 
 
J'ai tant aimé que tu m'aimes
passager du tempo de ma musique sans note
Toi cherchant à séduire l'érotisme de mon histoire sensuelle
Me glisse des mains
le souffle de nos moments de passion emportés
par le vent des fragments de vie
Pourtant la scansion de mes vers chante  avec la même folie
l'ancrage du bonheur feutré de nos illusions partagées l'espace d'une saison
ou d"une vie.
J'ai tant aimé que tu m'aimes.
 
© Marie Alice Théard
14/2/15
 



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18 août 2014 1 18 /08 /août /2014 07:02
Illusion d'octave – Marie Alice Théard
 
 
 
 
Dans l'irrationnel de ma vie
J'aurais aimé que l'on se fasse des rendez-vous d'amour dans un paysage de fin de jour
 
Chanter la même attente tutoyant l'octave du charme insidieux du bonheur
 
Faire naître l'aventure aux creux de nos reins
de sueurs mêlées et d'haleines confondues
 
Saturer l'air du débordement de nos âmes dont la jouissance engendre des souvenirs longs à partir
 
Mais ici il fait matin dans le vent annonceur d'un temps de bourrasques et les gués découpés à contre-jour sont de solitude        
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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4 août 2014 1 04 /08 /août /2014 07:14
VERTIGE D’AMOUR – Marie Alice Théard
 
 
Depuis des temps immémoriaux
Sous le ciel aux couleurs indigo
Le parfum des tambours de l’ile parle clandestinement
Du sort émouvant de ces deux amants
Dont le vertige s’est nourri des caprices des lieux où se mêlent en abondance
Les essences côtoyant intimement l’attache des algues marines
Larguant leurs entraves en partance
Pour les flots mouvants d’imprévisibles amours naissantes
 
Le parfum des tambours de l’ile flotte en chantant
Des irisées tressant les récits friands de souvenirs
Du ruban de voyage portant ces deux amants
Lune et soleil unis perpétuant la sérénade du devant-jour
Attentifs aux hasards en maraude
Colportant les rires de nuits blanches
Dans l’esquisse de matin naissant
Filant le bonheur jusqu'à l’obsession
Pour la joie d’être aimé
Dans d’étranges tentatives annulant la migration des errances
Les dérives en eaux troubles
Les balades à travers les avenues balafrées où se bousculent
Les souvenirs des alliances sans devenir
Unions abusives dispersées perdues et ballottées
Par la démesure et les manigances d’un imaginaire trompeur
Leurs corps s’emmêlent inlassablement chuchotant
Comme pour dire ces choses interdites de passage
Et gonflées de promesses
S’apparentant à la conquête des légendes
Osant échapper à la vigilance et à l’austérité singulière de la raison
 
Sur l’ile l’éloquence des tambours multiplie les notes aux
reflets cristallins perpétuant cet amour de tous les temps
 
© Marie Alice Théard
 
 
 
 
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  • : Couleurs Poésies 2
  • : Ce blog est dédié à la poésie actuelle, aux poètes connus ou inconnus et vivants.
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